Les différentes types de thés - La Diplomate

Les types de thés

A l’origine de toutes les couleurs de thé, une seule plante : le théier. Une fois cueillies, les feuilles de thé subissent divers traitements (fermentation, oxydation, flétrissage, séchage,…) en fonction du type de thé que l’on souhaite obtenir. C’est notamment la maîtrise de la fermentation qui permet au planteur de choisir la couleur de son thé.

Le thé blanc

Le thé blanc est celui qui subit la transformation la plus faible. Les feuilles ne subissent que deux traitements : le flétrissage, beaucoup plus long que pour les autres types de thé, puis la dessiccation. Bien que cette transformation paraisse simple, la préparation du thé blanc est pourtant la plus délicate. Il est en effet extrêmement compliqué pour le planteur d’anticiper le moment où les conditions climatiques seront parfaitement réunies pour le flétrissage du thé à l’air libre. Le thé blanc est un thé fin et recherché des connaisseurs. Très peu transformé, il est très riche en polyphénols, en antioxydants et en vitamines.

Les différentes types de thés - La DiplomateLe thé vert

C’est un thé non fermenté. Pour éviter cette fermentation, les feuilles sont chauffées brutalement à une température d’environ 100°C (soit selon la méthode chinoise, dans un grand wok au-dessus d’un feu, soit selon la méthode japonaise, à la vapeur d’eau). Les feuilles sont alors roulées dans des formes différentes selon les traditions et les pays (bâtonnet, torsade, boule,…), puis séchées jusqu’à ce qu’elles ne contiennent plus que 5% d’eau. Le thé vert est le thé le plus consommé en Asie.

Le thé Oolong

Il est aussi appelé thé semi-fermenté, du fait que son processus de fermentation est volontairement interrompu. Une fois récolté, le thé est flétri. Les feuilles sont ensuite brassées dans une pièce maintenue à 22°C avec un taux d’humidité très élevé. Selon le résultat souhaité, le temps de fermentation sera plus ou moins long. Les feuilles sont par la suite torréfiées puis roulées, comme pour le thé vert. Cette technique nécessite généralement des feuilles plus mûres, qui contiennent peu de théine ce qui en fait une boisson idéale pour l’après-midi ou la soirée.

Le thé noir

La légende veut qu’au 17ème siècle, une cargaison de thé vert venant de Chine soit arrivée en Angleterre après un très long périple. Le thé aurait fermenté pendant le voyage en mer, et les anglais, alors peu connaisseurs de thé, l’auraient apprécié et en auraient commandé à nouveau à la Chine.

Ainsi, l’obtention d’un thé noir suppose de mener le processus de fermentation à son terme. Après la récolte a lieu le flétrissage, qui permet aux feuilles de thé de perdre 50% de leur eau. Le roulage brise ensuite les cellules de la feuille pour libérer les enzymes et déclencher la fermentation. La durée de fermentation varie en fonction de la couleur recherchée. Le thé est ensuite torréfié, puis trié et classé en deux grades (feuilles brisées ou feuilles entières).

Le thé noir se boit nature ou sucré, éventuellement agrémenté d’une touche de lait. Il est très souvent utilisé pour les thés aromatisés. Dans ce cas, le thé est soit parfumé grâce à des fleurs (jasmin, rose…) ou à des feuilles de plantes (menthe…), soit aromatisé directement par la pulvérisation d’huiles essentielles naturelles de fleurs ou de fruits sur les feuilles de thé sèches. Les thés verts ou le rooibos peuvent aussi être aromatisés.

Le thé fumé

C’est un thé noir. Selon la légende, le thé fumé est apparu vers 1820 dans la région du Fujian, où une plantation avait été réquisitionnée par l’armée chinoise. Contraint de libérer la salle de séchage, le planteur dut faire sécher une grande quantité de feuilles encore humides au-dessus d’un feu de racines d’épicéa. Les feuilles, en séchant, prirent un goût de fumée et furent vendues en Europe où ce thé « fumé » rencontra un franc succès. On procède toujours ainsi aujourd’hui pour obtenir ce type de thé. Parmi les thés fumés, on trouve les Tarry Souchong ou les Lapsang Souchong. Ces thés se consomment habituellement au moment des repas ou l’après-midi, nature ou légèrement sucrés.

Le thé rouge ou Rooibos

Le Rooibos n’est pas issu du théier. C’est un arbuste poussant exclusivement en Afrique du Sud dans les montagnes de Cederberg, situées au nord de la ville du Cap. Les populations indigènes de ces montagnes cueillaient déjà les parties aériennes du rooibos sauvage il y a plus de 300 ans et les faisaient fermenter. Cette infusion à la couleur rougeâtre et à la saveur douce, sucrée et fruitée, est toujours considérée comme la boisson nationale de l’Afrique du Sud.

Boisson sans caféine, le rooibos est riche en antioxydants et en oligo-éléments, et a des propriétés relaxantes. Il est également pauvre en tannins (qui donnent au thé une certaine amertume). Le rooibos « vert » a une action antioxydante encore plus efficace car il n’a pas subi le processus de fermentation. Son goût est toutefois moins sucré et fruité que celui du rooibos traditionnel. Cette boisson peut être consommée par tous à tout moment de la journée

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